9 novembre 2020

L’addiction aux smartphones peut augmenter le risque de dépression

L'addiction aux smartphones peut augmenter le risque de dépression

Pour la plupart d’entre nous, les smartphones sont devenus une partie importante de notre vie, et cela nous permet de rester connectés et constamment mis à jour. L’inconvénient de cette commodité est que beaucoup d’entre nous sont accros aux bips, aux bruits, aux vibrations et à d’autres dispositifs d’avertissement fréquents et ne peuvent pas ignorer les nouveaux textes, e-mails et images. Les chercheurs pensent que l’utilisation excessive des smartphones est la même chose que tout autre type d’abus de drogues. La dépendance comportementale à l’utilisation des smartphones commence progressivement à établir des connexions neurologiques au cerveau, tout comme les personnes qui utilisent Oxycontin pour soulager la dépendance douloureuse aux opioïdes.

De plus, la dépendance à la technologie des médias sociaux peut en fait avoir un impact négatif sur nos relations sociales. Une enquête auprès des étudiants a révélé que les personnes qui utilisent les téléphones portables plus que d’autres se sentent plus seules, isolées, anxieuses et déprimées.On pense que, dans une certaine mesure, la solitude est due au remplacement de l’interaction personnelle avec le manque de langage corporel et d’autres signaux de communication inexpliqués. Les gens ont également constaté que ces élèves effectuaient presque toujours plusieurs tâches en mangeant, en regardant d’autres médias, en étudiant ou en suivant des cours. Cette activité continue laisse peu de temps au corps et à l’esprit pour se détendre et se régénérer, et elle conduit également à des « semi-tâches », c’est-à-dire que les individus effectuent deux tâches ou plus en même temps, mais leur efficacité au travail est la moitié de celle-ci. Ils ne se concentrent que sur une tâche à la fois.

Les chercheurs soulignent que la dépendance numérique n’est pas notre faute, mais le résultat de la nécessité d’augmenter les profits dans l’industrie technologique. Les vibrations, les notifications push et d’autres alertes informatiques et téléphoniques nous obligent à les observer en activant les mêmes voies neuronales cérébrales qui nous avertissaient des dangers imminents (tels que les grandes attaques de prédateurs). Pour les nouvelles les plus triviales, nous sommes détournés par les mêmes mécanismes qui nous protègent et nous aident à survivre.

Nous pouvons cependant nous prendre en charge et apprendre à être moins dépendants de nos ordinateurs et de nos téléphones de la même manière que nous pouvons nous apprendre à manger moins de sucre. La première étape consiste à réaliser que les réactions biologiques innées sont dangereusement manipulées par les entreprises technologiques. Les chercheurs recommandent de désactiver les notifications push et de ne répondre aux médias sociaux et aux e-mails qu’à des moments et à des moments spécifiques, sans avoir à se concentrer sur des choses importantes.

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